Interview Simon Poirieux - Un parcours guidé par l'envie d'apprendre.
De la conduite de travaux à l’innovation : un parcours guidé par l’envie d’apprendre.
Entré chez Gagnepark presque « par hasard », Simon POIRIEUX a rapidement trouvé sa place dans l’entreprise grâce à un goût prononcé pour le terrain, l’apprentissage et les défis concrets. Après plusieurs années en conduite de travaux puis en gestion de projets, il occupe aujourd’hui un poste nouvellement créé dans l’entreprise : Responsable Recherche & Innovation. Rencontre avec un profil curieux, exigeant… et profondément attaché aux valeurs humaines.
Bonjour Simon, peux-tu nous raconter ton parcours ?
J’ai commencé par un DUT Génie Civil, après avoir tenté d’intégrer une école d’architecture. Au départ, je voulais construire des bâtiments, mais j’ai vite compris que l’architecture correspondait davantage au dessin qu’à la partie technique. Or, c’est justement cette dimension concrète et technique qui m’attirait. En génie civil, au contraire, j’ai découvert un univers très concret, très technique, et j’ai adoré. Après ces deux années, la question ne se posait plus : j’ai poursuivi en école d’ingénieur à Saint-Étienne à l’ENISE CENTRALE LYON.
Ce que j’ai aimé dans l’école d’ingénieur, c’est cette capacité à apprendre vite. On ne devient pas spécialiste d’un seul sujet : on apprend à apprendre, à s’adapter et à progresser rapidement. C’est un état d’esprit qui m’a marqué. J’ai ensuite réalisé plusieurs stages en conduite de travaux et en OPC, puis j’ai eu l’opportunité de partir six mois en Espagne dans le cadre d’un Erasmus. J’y ai travaillé sur des sujets d’avant-projet, de faisabilité, et notamment sur des études liées au trafic routier. C’était une vraie immersion, très formateur et intense !
Pourquoi avoir choisi la conduite de travaux ?
Parce que c’est un métier très concret, très complet, et surtout extrêmement formateur. On est sur le terrain, au cœur du projet. On échange avec les équipes, les sous-traitants, on gère des situations parfois tendues et on apprend très vite.
C’est un métier exigeant, avec beaucoup de pression, mais c’est aussi ce qui le rend passionnant. Et j’avais envie de ça : apprendre vite et comprendre la réalité du chantier.
Qu’est-ce qui t’a donné envie de rejoindre Gagnepark ?
À vrai dire, je ne connaissais pas du tout le secteur du parking ! Au début, quand j’entendais “parking aérien”, j’imaginais presque des parkings pour avions…
Mais lors du recrutement, j’ai été convaincu par plusieurs choses : l’ambiance, les échanges avec mes futurs responsables, la motivation des équipes et la façon de travailler. J’ai senti que les projets étaient intéressants, et que l’entreprise fonctionnait avant tout par dynamique de projet, plutôt que dans un schéma hiérarchique.
Et c’est un modèle qui me parlait : une équipe avance ensemble, chacun apporte ses compétences, et on construit quelque chose collectivement.

Comment s’est passée ton arrivée dans l’entreprise ?
J’ai tout de suite été lancé sur un projet et j’ai eu la chance de travailler avec un chef de projet très pédagogue, dans une logique d’accompagnement. Surtout, j’ai été plongé dans le bain très rapidement pendant une période particulière et angoissante, le covid en 2020.
Sur les chantiers tous s’est arrêté d’un coup. Lorsque l’on a repris, plus personne n’avait vraiment de repères. Il fallait proposer des solutions, avancer, improviser. C’était une formation accélérée. Pendant plusieurs mois, j’étais quasiment seul sur le chantier avec des responsabilités : j’ai appris énormément en très peu de temps.
Comment as-tu évolué vers un poste de chef de projet ?
Mon parcours a été assez particulier, parce que là encore sur plusieurs projets où j’étais affecté en responsable de Travaux, les chefs de projet sont partis en cours de route. À Nancy puis sur le parking du CHU de Caen, j’ai progressivement pris davantage de responsabilités, y compris sur la partie gestion financière du chantier.
Cela m’a naturellement amené vers un rôle de chef de projet. Ensuite, j’ai été positionné sur un projet majeur pour GAGNEPARK : Les parkings P4 et P3 de l’aéroport de Marseille Provence. Ce projet était techniquement complexe et avec une dimension managériale sur une équipe plus large. C’est une étape importante dans mon parcours.
Quelles sont les qualités essentielles pour réussir en tant que chef de projet ?
Un chef de projet à trois objectifs majeurs : respecter le délai, assurer la qualité et tenir le budget. Mais pour moi, le plus important reste l’humain. Un chef de projet doit réussir à embarquer toute une équipe. Et une équipe projet, ce sont des profils très différents : travaux, études, dessin, commerce, management… Parfois avec des attentes ou des priorités divergentes. Le rôle du chef de projet, c’est de comprendre les besoins de chacun, d’être à l’écoute, de gérer les tensions et de faire en sorte que tout le monde avance dans le même sens. Je ne suis pas un grand fan des méthodes trop rigides. Dans la construction, il faut un cadre, bien sûr, mais surtout de l’adaptabilité.
Les équipes terrains doivent comprendre pourquoi ils font les choses. Quand on donne du sens, on obtient plus d’engagement.

Aujourd’hui, tu es Responsable Recherche & Innovation. Quel est ton rôle ?
Ce poste a été créé récemment, et nous l’avons structuré progressivement. Après plusieurs années en gestion de projet, j’avais envie de nouveauté. Et au fond, la R&D et l’innovation ont toujours été des sujets qui m’attiraient.
L’innovation est très large : elle peut concerner le produit, l’environnement, l’organisation, le business model, ou encore répondre à une évolution réglementaire ou à un besoin client.
Mon rôle est donc d’abord de faire de la veille, de comprendre les marchés dans lequels nous évoluons, d’analyser les tendances, puis de générer des idées et de les transformer en actions concrètes.
Mais surtout, l’innovation ne fonctionne pas comme un projet classique. Ce n’est pas linéaire. On teste, on échoue, on apprend, on recommence. C’est une autre manière de travailler et c’est ce qui rend le poste passionnant.
Comment embarquer les équipes dans une démarche d’innovation ?
Pour moi, la clé, c’est le travail collaboratif. L’innovation ne doit pas être un sujet isolé : elle doit s’appuyer sur toutes les équipes.
L’objectif, c’est de permettre à chacun de remonter des problématiques ou des idées. Quand on commence à observer que plusieurs équipes remontent les mêmes sujets, on se dit qu’il y a peut-être une vraie opportunité à traiter.
Ensuite, il faut structurer l’idée : sur quel besoin elle repose, quelles ressources elle nécessite, quel potentiel marché elle peut avoir.
Puis, on mobilise les compétences internes. Parce qu’une idée technique n’a de valeur que si elle est aussi commercialisable, réaliste, et adaptée au marché. Cela implique de travailler avec le commerce, le BE, le marketing, l’avant-projet, les chefs de projet…
Et surtout, il faut que les équipes aient envie d’y participer. L’innovation ne doit jamais devenir une contrainte ou une charge subie mais un vrai moteur pour l’entreprise.
Enfin, il faut rester pragmatique, nous sommes une PME, nous devons innover de manière utile, concrète et réaliste. Pas pour “faire joli”, mais pour répondre à des besoins réels.
Comment tu nourris ta motivation au quotidien ?
C’est cette volonté de continuer à apprendre. Au bout de deux ou trois ans, la routine s’installe, même dans un métier qu’on aime. Or, le monde change vite : si on ne se renouvelle pas, on finit par se faire dépasser.
Ce poste me permet d’explorer de nouvelles dimensions, notamment la stratégie et la compréhension fine du client. C’est un univers très différent, mais passionnant.
On perd un peu la satisfaction immédiate de voir un bâtiment sortir de terre, mais on gagne une autre forme de satisfaction : faire avancer une vision, mobiliser les équipes, construire l’avenir.

Professionnellement quelle est la valeur la plus importante pour toi ?
La transparence. J’ai toujours travaillé de manière honnête avec les clients, les partenaires et les sous-traitants., même quand c’est difficile.
Je pense que c’est ce qui crée la confiance et cela rend les projets plus sains. Quand un client sait qu’on ne lui cache rien, il peut accepter des désaccords ou des imprévus, parce qu’il sait qu’on est fiable.
Au final c’est aussi plus agréable au quotidien : être aligné avec ses valeurs permet de travailler sereinement.
Selon toi, qu’est-ce qui rend Gagnepark unique ?
Je dirais la synergie entre les équipes et la dynamique collective. Il y a des personnalités fortes, comme dans toute entreprise de construction, mais les gens communiquent, avancent ensemble et la compétence est reconnue. Et ça change beaucoup de choses, quand quelqu’un évolue, c’est généralement bien perçu, parce qu’on sait que c’est mérité.
Et ça rend le travail plus agréable, Gagnepark est une entreprise engagée, fiable, et humaine.
Merci Simon 🙂