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Interview Eléonore Chauvelot, concilier performances et engagement.

Peux-tu nous parler de ton parcours et de ce qui t’a menée vers le BTP ?

Mon parcours est assez atypique pour le secteur du BTP puisque j’ai commencé par une licence d’histoire avant de poursuivre par un master en sciences politiques. À 18 ans, je ne savais pas précisément quel métier je voulais exercer mais j’étais passionnée par les sciences sociales. J’aimais comprendre les mécanismes de société, les enjeux humains, les dynamiques collectives.

Ces années universitaires ont été extrêmement enrichissantes intellectuellement, elles m’ont appris à analyser, à structurer une réflexion, à prendre du recul et à comprendre des problématiques complexes. Mais après sept années d’études, je me suis rendu compte que je ressentais un besoin très fort de concret.

À cette période, j’ai commencé à échanger avec des personnes déjà en poste dans différents secteurs. Parmi elles, quelqu’un travaillait dans le bâtiment et sa manière de parler de son métier m’a beaucoup intéressée. J’ai découvert un univers où les projets ont une réalité physique, où les équipes construisent réellement quelque chose et où on peut voir le résultat de son travail.

C’est ce qui m’a attirée vers le BTP, même si cela semblait très éloigné de mes études au départ, je me suis rapidement rendu compte que le bâtiment correspondait parfaitement à ce que je recherchais, c’est-à-dire des projets collectifs, tangibles et nécessitant de la technicité.

 

Qu’est-ce qui t’a plu dans ce secteur une fois sur le terrain ?

Ce qui m’a immédiatement plu, c’est la dimension extrêmement concrète du métier. Dans le BTP, on parle de projets qui prennent forme dans le réel. On voit les ouvrages sortir de terre, on comprend leur utilité et leur impact.

J’apprécie particulièrement la richesse des échanges techniques avec mes interlocuteurs. Comprendre comment une structure est conçue, comment un parking est réalisé, comment une ombrière photovoltaïque peut produire de l’énergie tout en répondant aux contraintes du site de réalisation… Ce sont des sujets très stimulants intellectuellement.

Petit à petit, je me suis aussi rendu compte que j’aimais parler de mon travail. Je trouvais les projets utiles et porteurs de sens. Quand on prend naturellement plaisir à expliquer ce que l’on fait, c’est généralement qu’on est à sa place.

 

Pourquoi avoir rejoint Gagnepark ?

Après plusieurs années dans une TPE, j’avais envie d’évoluer vers une structure plus importante, avec des projets plus structurés et davantage de travail en équipe.

Dans mon ancienne entreprise, j’ai beaucoup appris, mais j’étais souvent seule sur mes missions. Cela permet de devenir très indépendante et polyvalente mais avec le temps, j’ai aussi ressenti le besoin de retrouver une vraie dynamique. Je voulais travailler avec des clients professionnels plutôt que particuliers, intégrer une organisation plus structurée et voir d’autres types de projets.

L’opportunité chez Gagnepark répondait exactement à ces attentes.

Ce qui me plaît aujourd’hui, c’est l’équilibre que l’entreprise a su conserver. Nous avons des process solides, des équipes spécialisées, des projets d’envergure, mais nous gardons une proximité humaine et une vraie accessibilité entre les services et la direction. On bénéficie de l’organisation d’une structure importante tout en conservant l’agilité et la flexibilité d’une entreprise à taille humaine.

 

Tu es évolué vers un poste d’ingénieure commerciale OMBRAPARK, comment définirais tu ton métier ?

Pour moi, le rôle d’ingénieur commercial va bien au-delà de la vente. C’est la face visible de l’iceberg et la conclusion d’un long process.

La mission principale, c’est avant tout de comprendre le besoin réel du client. Derrière une même demande, les attentes peuvent être totalement différentes.

Quand un client demande une ombrière photovoltaïque, il peut rechercher :

  • Une optimisation économique,
  • Un respect de délais très stricts,
  • Une intégration architecturale particulière,
  • Une valorisation environnementale,
  • Ou encore une solution technique spécifique liée à son exploitation.

Le véritable enjeu est donc d’identifier ce qu’il y a réellement derrière la demande initiale. C’est là que la qualité de l’écoute devient essentielle. Il faut savoir poser les bonnes questions, comprendre les priorités du client, parfois détecter des attentes qu’il n’exprime pas directement.

Ensuite, il y a toute la dimension de coordination interne. Une fois le besoin identifié, il faut transmettre les bonnes informations aux équipes études, aux responsables projets, aux équipes d’exécution. Un projet réussi repose sur une circulation fluide de l’information.

 

Quelles qualités sont essentielles dans ce métier ?

Je dirais d’abord l’écoute et l’adaptabilité. Chaque client fonctionne différemment. Être bonne commerciale c’est comprendre la personne qu’on a en face de soi et ses enjeux pour lui apporter la solution qui lui est propre. Et un client satisfait c’est notre meilleure publicité. Il faut également savoir travailler en équipe. Un commercial seul ne construit pas un projet. Il y a des chargés d’études, des équipes techniques. Le rôle du commercial est aussi de faire le lien entre toutes ces compétences.

Enfin, il faut de la persévérance pour dépasser les blocages éventuels et trouver les solutions qui permettent de faire aboutir une offre.

 

Qu’est-ce qui te motive aujourd’hui dans ton poste ?

Ce qui me motive le plus, c’est de voir les projets se concrétiser.

Lorsque on accompagne un client depuis les premiers échanges jusqu’au démarrage des travaux, il y a une vraie satisfaction. Voir un chantier commencer quelques mois après avoir remporté un projet donne un sentiment très concret d’aboutissement.

J’aime aussi la diversité des projets et des interlocuteurs. Nous travaillons avec des collectivités, des acteurs privés, des industriels, des développeurs, chaque dossier est différent.

Et puis il y a aussi la dimension relationnelle. Quand un client revient vers nous pour un nouveau projet, cela signifie que la relation a fonctionné et que notre manière de travailler a été appréciée. C’est extrêmement valorisant et cela donne du sens.

 

Tu es très impliquée sur les sujets environnementaux. Pourquoi cet engagement est-il important pour toi ?

Les sujets environnementaux occupent une place importante dans ma vie personnelle depuis longtemps. J’essaie au quotidien de vivre en cohérence avec certaines valeurs.

Mais pendant longtemps, j’avais l’impression qu’il existait une forme de séparation entre les engagements individuels et le fonctionnement des entreprises. Comme si l’environnement relevait uniquement de la sphère privée.

Or, les entreprises disposent en réalité de leviers d’action considérables. À l’échelle individuelle, on peut parfois avoir le sentiment que nos efforts restent limités. Dans une entreprise, les impacts peuvent devenir beaucoup plus structurants.

C’est ce qui m’a poussée à m’impliquer davantage chez Gagnepark. Je trouvais dommage de considérer que l’économie et l’écologie étaient forcément opposées. Au contraire, je pense que les entreprises ont aujourd’hui un rôle essentiel à jouer dans l’évolution des modèles économiques et des pratiques.

 

Comment cet engagement se traduit il concrètement dans l’entreprise ?

Cela a commencé avec le déploiement des normes ISO, notamment sur les sujets environnementaux. Puis j’ai participé au programme Terra BTP Rhône inspiré de la Convention des Entreprises pour le Climat et spécifiquement adapté au secteur du bâtiment.

Ce programme a été extrêmement enrichissant parce qu’il nous a permis de relier les enjeux environnementaux globaux à la réalité très concrète de nos métiers.

Aujourd’hui, cela se traduit par la création de groupes de travail internes autour de sujets très opérationnels.

L’objectif n’est pas de produire de la communication “verte”, mais de mettre en place des actions concrètes et réalistes. Ce qui compte, c’est d’identifier des leviers d’amélioration applicables dans le quotidien de l’entreprise.

 

Comment embarquer les équipes dans ce type de démarche ?

Je pense qu’il y a déjà énormément de personnes sensibles à ces sujets dans les entreprises. Souvent, les motivations existent déjà, mais elles ne trouvent pas forcément d’espace pour s’exprimer dans le cadre professionnel.

Le rôle consiste donc surtout à créer un cadre qui permette à ces initiatives d’exister.

Il faut avancer progressivement, donner des objectifs concrets et surtout rendre les sujets accessibles. Les transformations importantes se construisent rarement d’un seul coup. Elles se construisent étape par étape.

Je crois aussi beaucoup à l’intelligence collective. Ce sont les échanges entre les métiers, les retours terrain et les idées des équipes qui permettent de faire émerger des solutions pertinentes.

Et surtout, il faut rester sincère dans la démarche. Les collaborateurs perçoivent immédiatement si un projet est réellement porté avec conviction ou s’il s’agit simplement d’un sujet de communication.

 

Quelle valeur est la plus importante dans ton travail aujourd’hui ?

L’humain, sans hésitation.

Dans le commerce comme dans les projets environnementaux, tout repose sur les relations humaines : écouter, comprendre, faire travailler ensemble des profils différents, créer de la confiance.

Derrière chaque projet, il y a des personnes avec leurs contraintes, leurs personnalités, leurs façons de travailler et leurs attentes.

Finalement, les projets avancent grâce aux femmes et aux hommes qui les portent. C’est cette dimension humaine qui rend ce métier particulièrement riche et intéressant au quotidien.

 

Selon toi, qu’est-ce qui rend Gagnepark différent ?

Je pense que Gagnepark possède aujourd’hui un positionnement très intéressant entre la souplesse d’une entreprise à taille humaine et la structuration d’une organisation plus importante.

Nous avons des process solides, des projets ambitieux et une vraie capacité d’action, tout en conservant de la proximité, de la réactivité et une forte accessibilité entre les équipes.

Cet équilibre permet d’avancer rapidement sur les sujets, de s’adapter aux marchés et aux clients et de garder une vraie cohérence collective dans les projets menés.

 

 

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